Journée mondiale de lutte contre les hépatites

Journée mondiale de lutte contre les hépatites

A l’occasion du 28 juillet, journée mondiale de lutte contre les hépatites, la société civile tire la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante de cette maladie : 400 millions de personnes sont atteintes dans le monde, dont 5% seulement ont connaissance de leur infection et moins de 1% ont accès au traitement*.

Cette année, le thème choisi par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour célébrer cette journée est «  Prévenir l’hépatite, agir maintenant », par cette campagne l’OMS invite les responsables politiques, société civile et le grand public à agir immédiatement pour la prévention des infections et des décès dus à l’hépatite.

A l’approche de cette journée, les partenaires et les états membres de l’OMS s’apprêtent à lancer la stratégie mondiale du secteur de la santé contre les hépatites virales 2016-2021 qui a été approuvée lors de la 69eme Assemblée Mondiale de la Santé en mai 2016. Selon l’OMS, cette stratégie vise essentiellement à réduire de 30% le nombre des nouvelles infections et baisser de 10% le nombre de décès annuels pour le faire passer de 1,4 million aujourd’hui à moins de 0,5 million d’ici 2030.

Conscient de l’ampleur du problème lié à l’hépatite virale, le Maroc a mis en place un plan national de lutte contre cette épidémie, permettant la prise en charge et le traitement à faible coût des personnes atteintes suite à la généralisation du RAMED et à la mise sur le marché des médicaments génériques (notamment le Sofosbuvir) rendue possible grâce à l’engagement de l’Etat et à la forte mobilisation de la société civile. Mais malgré tous ces efforts, l’accès au traitement des hépatites reste toutefois limité, excluant toute une partie des personnes les plus vulnérables, notamment les personnes usagères de drogue par voie injectable. Ces ces dernières, la prévalence de l’hépatite virale C est très élevée et les personnes se trouvent dans un état de précarité extrême tout en étant privée de tout accès au traitement.

Malgré les efforts fournis, la réussite de ce plan national reste étroitement liée à d’autres paramètres comme l’échange d’information entre les différents acteurs ainsi qu’au dépistage précoce, arme fatale pour briser la chaine de transmission des hépatites. L’ALCS, qui partage les mêmes préoccupations que les autres partenaires œuvrant dans le domaine des hépatites, appelle à une extension du dépistage des hépatites virales avec, en parallèle, la généralisation du traitement à toutes les personnes qui en seraient porteuses.