L’ALCS à l’Hepatitis C Community Summit

L’ALCS à l’Hepatitis C Community Summit

La conférence communautaire sur l’hépatite C (Hepatitis C Community Summit) qui s’est tenue le 18 et 19 avril 2017 à Amsterdam a eu lieu en marge du Congrès International du Foie (du 19 au 23 avril), un événement scientifique organisé annuellement par l’Association Européenne d’Etude du Foie. Professeur Mustapha Sodqi, membre du bureau de l’ALCS et référent scientifique sur l’hépatite C, ainsi que Khaoula Hajarabi, chargée de plaidoyer pour l’accès universel au traitement de l’hépatite C, ont assisté à la conférence.
L’objectif de la conférence était de donner un cadre de parole libre aux communautés les plus affectées par l’hépatite C et aux activistes, en préparation du Congrès International du Foie. L’idée phare de la conférence est que nous avons tous les moyens scientifiques et humains pour éradiquer l’épidémie d’ici 2030, mais il existe un fossé entre la connaissance et le passage à l’action. Les blocages sont divers : la méconnaissance de la maladie par la population générale, l’absence de campagnes massives de dépistage, les violations des droits des populations les plus affectées (notamment les personnes usagères de drogues) et le stigma, l’inaccessibilité des médicaments et des examens de suivi biologique du fait de leur prix ou de l’éloignement des structures hospitalières. A titre d’exemple, certains pays d’Europe de l’Est continuent à refuser le traitement aux personnes usagères de drogues, arguant que cela serait de la dilapidation du denier public, au vu du risque de réinfection. Or de nombreuses études scientifiques montrent que plus on traite de personnes, moins le risque de transmission est important, et que les taux de réinfection pour une personne traitée qui a des comportements à risque sont minimes.

Le ton de la conférence était cependant très optimiste, car les leçons tirées de l’expérience de lutte contre le SIDA pavent la voie aux activistes pour la lutte contre l’hépatite C. Nous savons aujourd’hui qu’il est possible de mettre fin aux deux épidémies. La recette du succès est la même : une mobilisation des activistes, de la volonté politique pour un accès au dépistage, au suivi et au traitement, sans exclusion ni discrimination.