Le rôle de la société civile dans la réduction des risques auprès des usages de drogue injectables

Le rôle de la société civile dans la réduction des risques auprès des usages de drogue injectables

Dans le cadre des activités de la plateforme régionale MENA, l’APCS a organisé le 26 et 27 septembre 2016 à Alger, un atelier sur le rôle de la société civile dans la réduction des risques auprès des usages de drogue injectables. Cet atelier a pour objectif de mutualiser et valoriser l’expérience associative comme base d’un plaidoyer en faveur d’une amélioration, d’un renforcement et extension de l’offre des services de réduction des risques en direction des personnes usagères des drogues injectables.

Cet atelier, parrainé par Monsieur le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Algérien, a vu la participation de nombreux participants, dont des représentants des instances internationales, notamment la Directrice du Bureau Régional de l’ONUSIDA MENA, du Représentant de l’OMS, de la Portfolio-manager du Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, ainsi que de la représentante de l’Ambassade de France, du Secrétaire Exécutif de la Global Commission on Drugs, au côté des experts internationaux en matière de réduction des risques chez les usages de drogue, de représentants de Médecins du Monde, ainsi que de nombreux associatifs acteurs de terrain des 4 pays de la Région et de France, représentant leurs associations, APCS en Algérie, ATL MST-Sida en Tunisie, ALCS Maroc et SOS Pairs Educateurs en Mauritanie . A cet atelier, étaient également présents le représentant du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière et de la Directrice de l’Office National de Lutte contre les Toxicomanies.

Les conséquences sanitaires de l’usage illicite de drogues restent un sujet de préoccupation mondial, car une large majorité des usagers de drogues n’ont toujours pas accès à un traitement. Cela fait porter un lourd fardeau aux systèmes sanitaires publics en termes de prévention, de traitement et de soins des troubles liés à l’usage de drogues et leurs conséquences sanitaires.

Comme c’est le cas pour la plupart des pays de la région MENA, la mise en œuvre du programme de réduction de risques est confrontée à plusieurs obstacles structurels dont le premier est la politique juridique qui reste punitive et répressive, non seulement pour le trafic mais aussi pour la consommation. Le deuxième obstacle est lié aux systèmes de soins et les politiques sociales pour lesquelles la consommation de drogues est souvent associée à des troubles de la santé mentale.

A l’issue de cet atelier, plusieurs recommandations ont été adoptées, parmi lesquelles la nécessité de mettre en place rapidement une politique compréhensive de réduction des risques, basée sur une approche santé publique et respectueuse des droits humains. L’implication de la société civile, en tant que partenaire à part entière et à tous les stades de la mise en œuvre, est le garant du succès de toute politique de réduction de risques.

Les participants à cet atelier se sont félicités des progrès parcourus par l’Algérie, notamment la décision d’introduire les traitements de substitution, et appellent les autorités à continuer leurs efforts et à inclure la société civile.