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La co-infection VIH - hépatite virale

La co-infection VIH - hépatite virale

Comment l’infection au VIH/sida affecte-t-elle l’hépatite virale?
L’hépatite virale chronique évolue plus fréquemment vers la cirrhose du foie chez les personnes qui sont aussi atteintes du VIH/sida. Un traitement plus agressif est donc recommandé. L’infection par les hépatites B ou C peut aussi avoir un impact négatif sur le VIH/sida, car l’inflammation causée par le virus peut diminuer la capacité de l’organisme à assimiler et éliminer les médicaments anti-VIH puissants. Le foie métabolise une grande quantité de médicaments antirétroviraux. Conséquemment, une hépatite B ou C chronique peut limiter le choix de thérapies potentielles et augmenter les effets secondaires possibles par leurs effets cumulatifs sur le foie.

La co-infection VIH-VHB
On ne guérit pas de l’hépatite B quand elle devient chronique. Comme le VIH, on doit vivre avec et dans le cas d'une co-infection, avec les deux. La coinfection modifie beaucoup l'évolution de la maladie et la prise en charge. Il faut être encore plus vigilant: l’infection par le VIH accélère l’évolution de l’hépatite B vers la fibrose, la cirrhose et le cancer du foie.
En cas de cirrhose, à partir d'une certaine charge virale, il faut être traité. Les médicaments anti-VHB ont une action contre le VIH, c’est pourquoi si on traite le VHB, on traite le VIH aussi (sinon, risque de résistances du VIH). On utilise des médicaments agissant en même temps sur les deux virus. Il est absolument contre-indiqué d’arrêter ou d’alléger le traitement quand on a une hépatite B chronique, car il y a un gros risque de rebond de l’hépatite, avec une progression possible vers l’hépatite fulminante et le décès. Pour les deux maladies, le traitement est à vie.

La co-infection VIH-VHC
La co-infection VIH-VHC n’est pas la simple addition de deux pathologies séparées, mais une pathologie à part entière, du fait des effets croisés entre les virus.
En présence du VIH, l’hépatite C évolue plus souvent et plus vite vers des complications graves. Les nouvelles molécules antivirales à action directe (AAD) semblent aussi efficaces que l’on soit infecté simplement au VHC ou qu’on soit co-infecté avec le VIH.